Doctor's Review: Medicine on the Move

November 24, 2017

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Depression in seniors / La dépression chez les personnes âgées

Recognize the signs and how to help / Savoir reconnaître les symptômes et apporter de l’aide

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Depression is a serious and prevalent mental health issue in today’s rising senior population. Canadian Coalition for Seniors’ Mental Health (CCSMH) guidelines indicate that over 100,000 older community-dwelling Canadians have some form of depression, and another 400,000 suffer from significant symptoms.1 Other research cited reports a depression rate of 21% (range 12%–45%) in the hospitalized elderly, and up to 40% in seniors in long-term care (LTC).1

Among the dire consequences of later-life depression on individuals, families and society are poor recovery/rehabilitation after illness, hastened physical and mental deterioration, greater dependency, distress and heightened risk of untimely death, including by suicide.1,2

On the upside, depression is not an inevitable part of aging, and important functional, health and social benefits can be achieved with proper assessment and treatment.1,2

Detection can be difficult

Risk factors for depression in older adults include history of depression, female sex, recent major illness or chronic disease, multiple medication use, diagnosis of dementia, stroke or Parkinson’s, bereavement or other stressful life event, sensory deprivation, social isolation/lack of stimulation, caregiving burden, and recent hospitalization or LTC placement.1,3

Symptoms include sadness, lack of pleasure in normal activities, low energy, appetite/weight loss, poor sleep quality, pain, memory problems, confusion, irritability, delusions and fixation on health issues. Some of these may overlap with symptoms of conditions such as dementia, arthritis, cancer, heart disease, Parkinson’s and stroke. Older patients often hesitate to discuss mood-related issues openly, and may instead focus on physical complaints. Hearing and/or cognitive impairments can also interfere with clear communication of depressive symptoms.1-3

Suspicion of depression based on observation and/or patient or family concerns should trigger fuller assessment. Understanding of the diagnostic criteria for depression (DSM-5) is essential. Evaluation should incorporate personal/family history, physical exam (with laboratory tests as needed to rule out medical conditions that may contribute to or mimic depression), review of medication/substance use, mental status exams, discussion of family/support situation, etc.1,3

All patients should be asked about suicidal thoughts and/or intent, plan and means, and anyone considered high-risk referred to a mental health specialist.1

Treatment targets remission

Remission (vs response) of depressive symptoms is a principal goal of therapy, aimed toward full functional recovery while reducing the risk of recurrence and promoting long-term health and quality of life.1,3

Treatment depends on severity of the depression, previous response to therapy, patient preference and available resources. Combined pharmacotherapy and psychotherapy (e.g. cognitive behavioural therapy or interpersonal therapy) has proven better than either intervention alone in some patient groups, including the elderly.4 Problem-solving, reminiscence and positive psychology therapies are also recommended.1

Electroconvulsive therapy (ECT) remains a safe, effective and rapidly acting treatment for depression, especially in the frail elderly or patients who are on multiple medications, medically compromised (including cachexia), suffering with delusions or highly suicidal.1,5

Efficacy of antidepressant treatment and response rates in older people generally resemble those in younger individuals. Choose medications with the fewest side effects and least potential for drug interactions that might affect older patients with comorbid illnesses. Therapeutic doses are similar to ones used in younger patients. Current evidence supports starting the antidepressant at half the dose recommended for younger patients and increasing to the average dose within one month, with further gradual boosts if required up to the maximum dose. Frequent, ongoing monitoring is crucial.1,3

Resources for physicians and patients

Physicians need to be increasingly knowledgeable of the complex issues involved in managing depression in older adults, and of when/where to refer them for additional support. A trusting relationship and the continuity of care offered in the primary care setting can be especially important.1

The full text of the CCSMH guidelines, along with a variety of tools for healthcare providers, can be downloaded at www.ccsmh.ca/en/projects/depression.cfm. Also available are user-friendly guides for seniors and families, and information aimed at enhancing advocacy and public awareness.



Version française

La dépression est un problème grave et répandu dans la population croissante de personnes âgées. Selon les lignes directrices de la Coalition canadienne pour la santé mentale des personnes âgées, plus de 100 000 Canadiens âgés vivant dans la communauté ont une forme de dépression, et 400 000 souffrent de symptômes importants1. D’autres travaux mentionnent des taux de dépression de 21 % (fourchette de 12 à 45 %) chez les personnes âgées hospitalisées et jusqu’à 40 % chez celles qui sont hébergées dans des établissements de soins de longue durée1. La dépression en fin de vie a des conséquences déplorables sur les patients eux-mêmes, leurs familles et la société, notamment un rétablissement médiocre suite à la maladie, une détérioration accélérée des fonctions physiques et mentales, une plus grande dépendance, de la détresse et un risque accru de décès prématuré par suicide ou autres causes1,2.

Il ne faut pas oublier cependant que la dépression n’est pas une conséquence inévitable du vieillissement et qu’avec une évaluation et un traitement adéquats, on peut obtenir des bienfaits considérables sur les plans fonctionnel, physique et social1,2.

UN DÉPISTAGE COMPLEXE

Les facteurs de risque de la dépression chez les personnes âgées sont nombreux : antécédents de dépression, sexe féminin, récente maladie grave ou maladie chronique, médicaments multiples, diagnostic de démence, d’AVC ou de maladie de Parkinson, deuil ou autre événement stressant, privation sensorielle, isolement social, manque de stimulation, fardeau de soins à donner, récente hospitalisation ou placement dans un établissement de longue durée1,3.

Les symptômes également sont nombreux : tristesse, perte de plaisir dans les activités normales, manque d’énergie et d’appétit, perte de poids, perturbation du sommeil, douleurs physiques, problèmes de mémoire, confusion, irritabilité, délire et obsession pour les questions de santé. Ces symptômes chevauchent parfois des troubles tels que la démence, l’arthrite, le cancer, la maladie cardiaque, la maladie de Parkinson et les AVC. Les patients plus âgés hésitent souvent à discuter ouvertement de problèmes liés à l’humeur et insisteront plutôt sur leurs problèmes physiques. De plus, des troubles auditifs et cognitifs pourront nuire à la communication claire des symptômes dépressifs1-3.

Tout soupçon de dépression résultant d’observations ou de préoccupations mentionnées par le patient ou sa famille devrait donner lieu à une évaluation complète. Il est donc nécessaire de comprendre les critères de diagnostic de la dépression (DSM-V). L’évaluation doit porter entre autres sur les antécédents personnels et familiaux, un examen physique (avec les tests de laboratoire nécessaires pour éliminer des troubles médicaux pouvant contribuer ou ressembler à la dépression), une revue de la médication et de la consommation de substance, des examens de l’état mental et une discussion relative au soutien familial1,3.

Il faudrait demander à tous les patients s’ils ont des pensées ou des plans de suicide, et quiconque semble présenter un risque suicidaire élevé doit être dirigé vers un spécialiste de la santé mentale1.

CIBLES DE RÉMISSION DU TRAITEMENT

La rémission des symptômes dépressifs, par opposition à la réponse au traitement, est l’un des principaux objectifs de la thérapie, soit le rétablissement fonctionnel complet, la réduction du risque de rechute et la promotion de la santé et de la qualité de vie à long terme1,3.

Le traitement dépend de la gravité de la dépression, de la réponse antérieure à la thérapie, de la préférence du patient et des ressources disponibles. Chez certains groupes de patients, dont les personnes âgées, une pharmacothérapie et une psychothérapie (ex., thérapie cognitivo-comportementale ou thérapie interpersonnelle) ont dégagé de meilleurs résultats que l’une ou l’autre intervention seule4. Les thérapies par la résolution de problèmes, la réminiscence et la psychologie positive sont également recommandées1.

La thérapie par électrochocs est encore considéré comme un traitement antidépressif sécuritaire et efficace qui agit rapidement, en particulier pour les personnes âgées fragiles et les patients qui prennent plusieurs médicaments, qui sont médicalement compromis (ex., cachexie), qui souffrent de délires ou qui sont hautement suicidaires1,5.

L’efficacité d’un traitement aux antidépresseurs et les taux de réponse chez les personnes âgées sont semblables à ceux qu’on observe chez les personnes plus jeunes. Dans les cas de maladies concomitantes, il est important de choisir les médicaments qui comportent le moins d’effets indésirables et d’interactions médicamenteuses. Les doses thérapeutiques sont semblables à celles prescrites pour les patients plus jeunes. Selon les données probantes actuelles, il est recommandé d’amorcer le traitement antidépressif à la moitié de la dose prescrite aux patients plus jeunes et de l’augmenter jusqu’à la dose moyenne sur une période d’un mois, puis progressivement jusqu’à la dose maximale si nécessaire. Il est essentiel d’assurer une surveillance continue et fréquente1,3.

RESSOURCES POUR LES MÉDECINS ET LES PATIENTS

Les médecins doivent être de mieux en mieux renseignés sur les enjeux complexes de la prise en charge de la dépression chez les personnes âgées et savoir quand et comment diriger celles-ci vers des ressources supplémentaires. À cet égard, une relation de confiance et la continuité des soins offerts dans le réseau des soins primaires revêtent une importance particulière1.

Vous trouverez les lignes directrices de la Coalition canadienne sur la santé mentale des personnes âgées, de même que divers outils destinés aux fournisseurs de soins de santé à l’adresse www.ccsmh.ca/fr/#. Le site offre également des guides conviviaux pour les personnes âgées et les familles, ainsi que de l’information visant à sensibiliser le public.

This article was accurate when it was published. Please confirm rates and details directly with the companies in question.

Comments

Showing 1 comments

  1. On August 31, 2015, A C Watson said:
    Thanks for the reminder. The linking or the disguising of physical problems with the psychiatric is important.

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